A l’épreuve de l’eau
Entretien réalisé avec le Dr. Françoise Poot, dermatologue et psychothérapeute à l’hôpital Erasme.
Le psoriasis ne devrait pas être un obstacle à la fréquentation des piscines ou des plages. Voici quelques recommandations pour enfin oser faire le plongeon…
Les personnes atteintes du psoriasis en ont bien conscience: elles ne passent pas inaperçues. Qu’elles soient situées sur le visage, le torse, les mains, les jambes, etc., les plaques de psoriasis suscitent la curiosité du public dès lors qu’elles sont visibles.
Priés de sortir du bassin
Dans ces conditions, pas simple d’abandonner ses vêtements pour enfiler le maillot de bain. «En matière de baignade, les témoignages de mauvaises expériences vécues par des personnes souffrant de psoriasis sont monnaie courante, fait remarquer le Dr. Françoise Poot, dermatologue à la Clinique Notre Dame de Grâce de Gosselies. Parfois, ce sont les maître-nageurs des piscines qui leur demandent de sortir de l’eau. Même à la plage, iI n’est pas rare que des baigneurs s’éloignent lorsqu’un malade vient nager à côté d’eux.»
D’autant que les malades ne sont pas aidés par la température de l’eau: «plus elle est basse, plus l’aspect des plaques prendra un aspect mauve et spectaculaire», souligne la professionnelle.
Informer le public
Ces situations se révèlent souvent embarrassantes pour le patient, alors même qu’elles proviennent de l’ignorance du public. «Mieux vaut anticiper les réactions négatives, estime le Dr. Françoise Poot. Lorsque l’on se présente à la piscine, il est conseillé d’aller voir le personnel, pour lui expliquer que la maladie n’est absolument pas contagieuse». Sur la plage, il ne faut pas non plus hésiter à répondre aux questions des curieux, ou même à lancer la discussion avec ceux qui semblent craindre de se rapprocher.
L’embarras lié à la méconnaissance du public n’est pas toujours l’obstacle principal. Parfois, les malades ont tout simplement «honte» de leur psoriasis, et ne veulent pas exposer leurs corps à la vue des autres. Un problème d’image de soi qui atteint souvent les adolescents. «Il faut prendre le temps de leur expliquer qu’il est dommage de se priver de ce genre de plaisir. Mais en même temps, il ne faut pas les obliger à se mettre à l’eau… Ce genre de gêne liée à l’image de soi peut être plus importante à certains moments de la vie qu’à d’autres», explique le Dr. Françoise Poot.
Apprendre à lever ses appréhensions
Et pour oser rentrer dans le bassin, il est parfois possible de s’entraîner: la Clinique Notre Dame de Grâce de Gosselies propose ainsi un programme pour mieux vivre avec son psoriasis: le patient pourra participer à des cours d’aquagym avec d’autres patients de l’hôpital. «C’est une manière d’aider les malades à progressivement considérer comme naturel le fait de nager dans une piscine. Cela permet de lever leurs appréhensions, pour qu’à termes ils osent fréquenter un bassin public», explique le Dr. Françoise Poot.
Autre astuce: «Il faut bien s’hydrater la peau avant de se rendre à la plage ou à la piscine: cela permet d’atténuer la desquamation des plaques de psoriasis, qui seront ainsi beaucoup plus discrètes», suggère la dermatologue.
Article réalisé à partir de l’entretien réalisé avec le Dr. Françoise Poot, dermatologue et psychothérapeute à l’hôpital Erasme.
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Ik ben pas 52 jaar geworden en heb plots te maken met psoriasis ten gevolge van jaren hevige stress.Deze aandoening begon aan mijn poep, billen, bovenbenen, geslachtsorganen en elleboog. Het gaat om rode plekken gevolgd door schilfering. Wordt momenteel behandeld met zalf gemaakt door apotheek en voorgeschreven door huidarts. Heb ook al gehoord over "puva" behandeling, soort UV behandeling. Kan iemand vergelijkingen. groetjes.